Confiance en soi : un travail en progression

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Lorsque l’on parle de préparation mentale, le sujet populaire est sans aucun doute la confiance en soi. La majorité de nos petits problèmes peuvent découler d’une même source qui est souvent le manque de confiance en soi. Plusieurs facteurs peuvent influencer notre confiance : perception de nos compétences, de notre niveau d’énergie, de notre estime de soi, de la gestion de nos émotions, etc. Il est important de comprendre qu’il est tout à fait normal de ressentir des baisses de confiance selon des circonstances X, par contre, il est tout aussi important de bien se connaitre afin de se remettre sur le droit chemin & performer à la hauteur de nos attentes. Par où commencer maintenant ?

La confiance en soi est un élément qui se bâtit et se fortifie avec le temps. Peu importe votre niveau de confiance actuel, celui-ci peut toujours être amélioré et maintenu à un niveau élevé. Comme vos muscles, votre confiance peut se développer grâce à un entrainement approprié et constant. Pour se faire, voici quelques petits éléments sur lesquels vous pouvez vous questionner afin de mieux comprendre ce qui atteint votre confiance :

Quelles sont vos forces ?

Afin de construire une confiance de béton, il est primordial de se connaitre et du même fait connaitre ses forces/qualités. Êtes-vous capable d’énumérer au moins 5 à 10 de vos forces sur papier ? Je vous encourage fortement à le faire, de prendre un crayon et papier afin d’inscrire vos forces, que ce soit en lien avec votre sport, votre travail, vos relations, etc. Incapable dans trouver au moins cinq ? Il pourrait être très intéressant de travailler sur cet aspect ! Une option qui s’offre à vous serait de demander à vos proches (parents, copain/copine & amis) de vous énumerer vos qualités, il est toujours plaisant de voir à quel point ces derniers auront une facilité à vous trouver des forces. Notre confiance est en partie basé sur la croyance que l’on éprouve vis-vis nos moyens, c’est pourquoi il faut bien connaitre ce qu’on est capable de faire, d’en quoi on excelle, qu’est-ce qui nous démarque dans notre sport, quelles qualités nous ont permis de gagner dans le passé, qu’est-ce que les gens apprécient de nous, etc. Garder cette liste à proximité, sur votre table de chevet ou dans votre sac de sport, afin de l’avoir toujours sous la main. En moment de doute, relisez ce que vous avez inscrits sur votre feuille, je vous garantit un petit boost de confiance instanté. Comme mentionné plus tôt, si vous voulez maintenir ce niveau de confiance élevé, relisez à répétition cette liste de qualités afin que celle-ci soit impregné dans votre esprit. Sentez vous libre d’ajouter des éléments à votre liste à tout moment comme vous le souhaitez !

Exemples : Je suis quelqu’un de social, patient, transparent, honnête, persévérant…(qualités en lien avec votre propre personne). Je contrôle bien ma respiration, j’ai un bon coup de la droite, j’ai un bon coup du revers, je patine très bien du reculons… (qualités techniques liées au sport).

Discours interne : positif ou négatif ?

Êtes-vous conscient de votre discours interne ? Qu’est-ce que la petite voix dans votre tête à tendance à vous dire ? Ce n’est bien sûr pas un secret pour personne de dire que des paroles positives nous font sentir plus en confiance qu’un discour négatif. Par contre, il ne faut pas penser qu’il est anormal d’avoir parfois une petite voix négative dans notre tête… Il est en effet impossible de supprimer complètement les paroles de doute, d’incertitude & d’appréhension. Le but ici est de pouvoir se rencentrer sur d’autres pensées quand notre discours interne devient trop négatif. Il faut être capable de laisser passer nos paroles négatives, n’y attacher aucun sentiment ou énergie, et les remplacer par des pensées positives. On a toujours le choix, vous aurez toujours des pensées négatives qui feront surface durant des situations stressantes, c’est à vous de décider si vous les laissez grandir et envahir votre conscience ou vous les remplacez par des pensées positives. Pour arriver à ce résultat, je vous propose un autre exercice : à l’aide d’un crayon et papier, faites la liste des pensées négatives qui reviennent le plus souvent dans votre tête. Quand c’est fait, écrivez en lien avec chacunes des pensées négatives un remplacement positif . Trouvez une phrase ou deux qui viendront remettre l’accent sur le positif & sur la tâche à exécuter.

  1. J’ai peur de manquer mon tir au but J’ai pratiquer ce tir à plusieurs reprises & je focus sur la rondelle.
  2. Mon adversaire a plus d »expérience, je ne pourrai jamais la battre   Je suis entrainé, préparé & en pleine forme. Mes coups sont puissants. Je donne tout ce que j’ai lors de ce combat. 
  3. J’ai perdu contre cet adversaire dans le passé, il est beaucoup trop fort pour moi -» Je suis mieux préparé qu’avant, je sais ce que je suis capable de faire et je garde le focus sur mon plan de match.

Nos paroles doivent se tourner vers des faits, sur notre processus & vers nos forces.

Sentiment de progression : étapes par étapes

La confiance se bâtit aussi à travers nos petits succès, les étapes qu’on réussit à franchir. C’est pourquoi le fait de décortiquer notre objectif principale (perdre 20 lbs, se faire sélectionner sur l’équipe canadienne, gagné à la coupe du monde) en sous-étapes, nous permet d’augmenter notre confiance. On commence à prendre goût au succès après chaques petites réussites, ce qui nous permet en même temps de construire une confiance de plus en plus solide, sachant qu’on est capable de réussir ce qu’on entreprend.

Je veux perdre 20 lbs 

  1. Commencer un programme d’entrainement avec un kinésiologue ou entraineur
  2. M’entrainer 2x/semaine durant 20 min
  3. M’entrainer 3x/semaine durant 20 min
  4. M’entraîner 3x/semaine durant 30 min
  5. ETC*

*Ceci est seulement un exemple parmis tant d’autre, il existe plusieurs façons d’atteindre cet objectif, ceci est seulement un aperçu*

Prenez le principe de la Check-list et énuméro vos sous-objectifs. Vous pouvez vous amuser à faire un gros CHECK √ après l’accomplissement d’un point inscrit, plaisirs garantie !

Il existe bien d’autre façon de travailler notre confiance en soi, en voici 3 pour aujourd’hui ! Je vous ferai part de d’autres stratégies dans un futur rapproché 😉

Sur ce, je crois en vous, votre tour de faire de même !!!! 

** recommendation de la semaine : Allez écouter les épisodes de podcast de Jonathan Lelièvre, grande inspiration pour l’article d’aujourd’hui.

Procrastination : faire ou ne pas faire, là est la question…

photography of a woman sitting on the chair listening to music

 

Personnellement, je n’ai jamais trouvé ce mot très attirant… j’ai l’impression que par le simple fait de l’entendre, on sait déjà qu’il a une connotation négative & qu’il a mauvaise réputation… Bref, si la procrastination a déjà hanté votre passé & qu’il semble encore vouloir faire des ravages dans votre présent, je vous conseille de poursuivre votre lecture pour vous en débarasser !

Dans mon dernier article, j’ai fait mention du lien qui existe entre le perfectionnisme & la procrastination. En effet, une personne perfectionniste a tendance à se projeter trop souvent dans un futur négatif, ce qui lui fait croire que l’action qu’elle désire poser peut mal tourner et avoir des résultats désastreux ou pas à la hauteur de ses attentes. Par peur d’effectuer une action qui, peut-être, risque d’être sans succès, la personne en question préfèrera ne pas poser d’action du tout au lieu de commettre une erreur…

Voici deux exemples concrets dans lesquels vous pourriez vous retrouver:

Action souhaitée#1 : Commencer un blog

Pensées perfectionnistesJe n’ai pas d’expérience dans le domaine, je ne sais pas quoi écrire ! Et si les gens pensent que ce que j’écris n’a pas d’intérêt ? Et si personne n’est intéressé par mes sujets ? Je ne peux pas faire de fautes dans mes textes, si jamais j’en fait, on va rire de moi et on ne me prendra pas au sérieux ! Il faut que mes textes soient parfaitement écrits du premier coup ! Je ne suis pas inspiré en ce moment pour faire mon premier article, ce n’est pas le moment idéal pour commencer un projet comme celui-ci. 

Conclusion : Reporte la conception du blog à plus tard

Action souhaitée #2 : Faire de l’exercice

Pensées perfectionnistesJe n’ai pas de plan d’entrainement, donc je ne peux pas m’entrainer adéquatement. Je suis fatigué, ce n’est pas le bon moment, je ne pourrai pas performer à mon meilleur. J’ai mal à un orteil, vaut mieux remettre ça, car je ne pourrai pas faire tous les exercices prévus à mon programme. Je n’ai pas pu faire mon entrainement à l’heure que j’avais prévu, vaut mieux reporter à demain.   

Conclusion : Reporte l’entrainement à une autre journée

On comprend le principe ? Un perfectionniste vit dans la peur de faire des erreurs qui pourront le faire mal paraitre, du moins c’est ce qu’il croit… Est-ce que c’est vraiment le cas ? Soyons clairs, et vous le savez très bien, tout le monde fait des erreurs ! C’est totalement normal, humain, sain et nécessaire à l’accomplissement de ses buts !

Il est donc nécessaire afin de ENFIN passer à l’action d’avoir un changement de perspective. Je comprends très bien que ce n’est aussi facile que de seulement se répéter « dorénavant je n’ai plus peur de faire des erreurs ! » et tout est bien qui finit bien …  C’est un processus qui nécessite l’implantation de nouvelles habitudes qui feront leur effet à long terme, mais dites vous que c’est ABSOLUMENT possible. Ce n’est pas nécessairement facile, mais c’est quand même simple, reste seulement à devenir constant dans sa pratique !

Technique 01 : Devenir parfaitement constant vs avoir des résultats parfaits 

Cette technique met l’emphase sur le fait d’avoir une obsession autre que sur le résultat, mais bien sur l’application du processus. On ne parle pas ici de faire les choses parfaitement, mais bien de juste FAIRE les choses point ! Au lieu d’avoir comme objectif de commencer un blog qui est parfait, avec des articles sans fautes, des images qui sortent de l’ordinaire, des textes digne de grands écrivains… hum hum… très réaliste pour un débutant… Pensez à être parfaitement CONSTANT dans la publication d’article. Lorsqu’on décide de passer à l’action dans un domaine inconnu, il est important de reconnaitre que la QUANTITÉ sera plus importante que la QUALITÉ dans ce cas. Je m’explique… Il vaut mieux se lancer, écrire plusieurs articles, faire des fautes, apprendre de ses textes, se corriger, améliorer ses phrases & devenir meilleur de cette façon grâce à l’EXPÉRIENCE qu’on bâtit, que de vouloir écrire l’article le plus parfait qui soit et de le planifier pendant deux ans et demi pour finalement ne rien écrire, car la perfection n’existe pas…

ATTENTION ! je ne dis pas qu’il faut écrire des textes sans qualité… loin de là ! Il faut seulement diminuer son standard afin d’être capable de vivre & créer de l’expérience afin d’apprendre et devenir meilleur !

Grâce à cette technique qui met l’accent sur le processus, vous serez en mesure de passer à l’action afin de créer de l’expérience, ce qui vous rendra, bien sûr, meilleur dans ce que vous faîtes & vous permettra du même fait d’atteindre votre objectif.

Technique 02 : Tâche binaire vs Tâche analogue

Quelqu’un de perfectionniste est expert dans l’art de trouver tous les éléments qui pourraient mal tourner dans une situation. Il sera porté à juger ses actions selon la tournure des éléments considérés.

Ex: Anne n’estime pas son discours qu’elle vient de faire comme bon, car selon elle, elle n’a pas parlé assez fort au début, a eu un petit blanc de mémoire à la fin, a changer son texte en cours de route & a senti sa voix tremblée à quelques reprises. Par conséquent, Anne n’est pas heureuse, car selon ses standards, son discours n’a pas été un succès.

Cette façon de voir la tâche, avec une mentalité ANALOGUE, fait en sorte que la personne est préoccupée par la façon que la tâche a été effectuée (comment le discours s’est déroulé), pas si la tâche a été faite (se présenter pour faire le discours).  Une tâche analogue ne peut pas être performée de façon 100% parfaite ou 100% médiocre, le résultat se trouve entre les deux extrêmes. Si on prend l’exemple du discours, on peut faire quelques erreurs mais en général, on peut considérer le discours comme bon malgré tout. Contrairement à cela, une tâche fait avec une mentalité BINAIRE peut avoir un résultat parfait (c’est pourquoi elle séduit les perfectionnistes et ce, de façon positive!). On peut dire que la tâche a été effectuée avec succès ou non, il n’y a pas d’entre deux. Si tu accomplis la tâche = SUCCÈS, si tu ne l’a fait pas = ÉCHEC. On ne parle donc pas de comment la tâche a été effectuée, mais seulement du fait qu’on a passé à l’action ou non. C’EST TOUT.  On peut ainsi passer d’une mentalité analogue à binaire lorsque qu’on effectue une tâche :

  • Faire un entrainement au lieu de juger comment a été l’entrainement.
  • Écrire un article au lieu de juger comment l’article est écrit
  • Saluer une personne au lieu de juger comment on avait l’air lorsqu’on l’a salué

Avec ce changement de perspective, on célèbre plus souvent nos petits succès qu’on rumine sur les petites maladresses qu’on fait. Cela peut nous pousser à, justement, continuer à poser des actions et améliorer le rendement final entre temps. N’oubliez pas, plus on pratique une tâche, plus on apprend à la maitriser et meilleur on devient avec le temps ! Encore une fois, tout est une question de persistance & persévérance. 

Et voilà ! Avec ces deux techniques, il sera plus facile de vous rapprocher de vos rêves & vos objectifs sachant que vous pourrez, petit à petit, poser des actions qui vous permettrons de vous rendre loin dans votre cheminement personnel !

«Un bon plan exécuté violemment maintenant est meilleure qu’un plan parfait exécuté la semaine prochaine.» George S. Patton

* Pour plus d’infos sur le perfectionnisme : à lire How to be an imperfectionnist par Stephen Guise.

Perfectionnisme : une réalité contradictoire

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On entend souvent dire qu’une personne qui est «perfectionniste» est en fait quelqu’un qui aime bien faire les choses, qui fait attention aux détails & qui aime le travail bien fait. Cet adjectif parait donc comme un défaut «positif», un trait de personnalité qui semble plutôt attrayant & bien sûr, accepté dans la société d’aujourd’hui.

Mais si je vous disais qu’une personne dite perfectionniste est en fait quelqu’un qui ne prend pas de chance par peur de faire une erreur, qui imagine sa vie pire qu’elle l’est vraiment, qui s’auto-détruit en ayant un discours interne négatif & qui a des tendances dépressives… peut-être que vous ne prendrez plus cet adjectif à la légère.

Cela peut vous sembler poussé ou même extrême, mais soyons clair: le perfectionnisme pur n’a rien d’attrayant. Le perfectionniste poursuit une quête qui est impossible, soit la perfection même. Qui sommes-nous pour prétendre que nous pouvons être parfait ? L’humain à la base est imparfait et le sera toujours, cela dit, il peut tout de même acqérir de grandes choses ! Nul n’a besoin d’être parfait pour vivre la vie de ses rêves, en fait c’est tout le contraire, c’est en acceptant qu’on est imparfait qu’on peut enfin être heureux.

Je parle ici par expérience personnelle & surtout du fait que je suis en phase de changement moi-même afin de m’accepter en tant qu’humain imparfait. En tant qu’athlète (et je suis certaine qu’il y en a plusieurs dans ma situation), le but ultime est d’être le meilleur dans son sport & longtemps j’ai pensé que pour devenir la meilleure, je devais atteindre ce statut de perfection. Dans ma tête, il n’y avait qu’une façon de faire les choses, une seule voie à suivre pour atteindre mon objectif. Si malheureusement je dérivais de ce chemin, wow vous ne pouvez savoir à quel point je pouvais me «caller» psychologiquement parlant. Je finissais toujours par reprendre mon parcours et continuer jusqu’au prochain «breackdown». Concrètement, je préfèrais ne pas m’entrainer du tout que de faire un entrainement qui n’est pas considéré comme «le plus adapté» ou «le meilleur qui soit» pour mon objectif à atteindre…   Pour moi, être perfectionniste signifiait avoir des standards élevés, avoir de grands rêves et de grandes ambitions. Tout ce qui est en bas de mes idéaux est nécessairement «pas assez» ou «pas bon du  tout».

De l’extérieur, je parais comme une personne passionnée & motivée, mais ma tendance perfectionniste fait en sorte que je ne poserai pas nécessairement les actions requises par peur de ne par atteindre mes standards… encore une fois wow. Ce qui en résulte à dire qu’une personne perfectionniste dite ambitieuse, ne posera pas d’actions par peur de l’échec croyant qu’il est mieux d’attendre le «moment parfait» pour agir vs une personne imparfaite qui prendra action d’une quelconque manière qui soit, s’adaptera en cours de route et sera capable de se rapporcher de son objectif plus rapidement que la perfectionniste qui planifie mais qui n’agit pas…

Je suis présentement en rétrospection total vis-à-vis ce sujet, c’est la première que je vois le perfectionnisme de cette façon et ça m’a ouvert les yeux à comprendre à quel point ces tendances sont destructrices… J’ai toujours pensé qu’être perfectionniste était un atout (il peut l’être à certaine occasion, à suivre…), mais il fait plus de mal que de bien à mon avis. Je désire donc faire une série d’articles & vidéos concernant le sujet afin d’aider ceux qui comme moi sentent le besoin de se sortir de ce cercle vicieux et vivre leur vie sans limite, de la manière la plus imparfaite qu’il soit !

You will never fly if you are too afraid to fall

 

PS: Allez lire HOW TO BE AN IMPERFECTIONIST par Stephen Guise !!!!

 

 

Combattre la perfection & la compulsivité: les vrais combats des champions

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De retour en ce dimanche, je vous donne ici un aperçu de ma semaine en lien avec ma préparation.

J’avoue que cette semaine a été haute en émotion, il faut parfois jouer avec ses petits démons pour les comprendre et travailler à les contrôler… En effet, comme je vous ai mentionné lors de mon dernier article, j’ai des «petites» tendances perfectionnistes. J’aime les choses un peu trop bien faites & j’adore me donner 3 millions d’objectifs à atteindre en même temps, car on doit se l’avouer, changer seulement une habitude à la fois dans son quotidien, c’est pas assez rapide… Oh que non ! Le problème avec cette obsession est qu’il est impossible de garder le contrôle si on effectue trop de changement en même temps… Et qu’arrive-t-il lorsqu’on réalise que ça ne peut fonctionner ? Et bien, on n’est pas fier de nous & on se rend vulnérable à penser qu’on ne peut pas atteindre nos objectifs, donc on s’en fixe des nouveaux et hop! La roue tourne encore dans le même sens.. c’est malheureusement la tendance que je suis, mais cette semaine, j’ai réussi en quelque sorte à  la détecter et c’est sur quoi j’ai voulu travailler!

J’ai commencé la semaine en me disant : Voici les 10 millions de choses que je dois faire pour être la meilleure athlète de ma catégorie, essayons d’incorporer le plus d’éléments en 7 jours… Lets do this ! Well… J’ai du me rendre à l’évidence qu’en n’étant pas dans mon environnement habituel (je suis présentement à l’extérieur à NYC chez mon copain) & n’ayant pas ma routine traditionnelle d’établie ici, le niveau d’effort demandé est déjà légèrement à la hausse. C’est pourquoi je ne peux pas espérer tout changer et maintenir le tout en place. Je me suis donc résolu à diminuer ma «To-do list» de la semaine à ceci:

  • 3x entrainements musculation au gym
  • 5x entrainements technique taekwon-do
  • 5 min méditation par soir
  • 5 min visualisation par soir
  • Trouver ma playlist pre-per entrainement & compétition

C’est tout ! Sincèrement, je dois vous avouer que cette liste me parait minuscule & insignifiante, mais au fond, je sais que c’est certainement la façon la plus EFFICACE d’avoir des résultats si je reste constante & persistante avec ces pratiques. Règle générale, une nouvelle habitude prend 60-90 jours afin d’être incorporer dans notre quotidien comme un automatisme. On ne peut pas s’attendre à changer du jour au lendemain…

Contre-rendu officiel de la semaine :

  • Gym  3x
  • Taekwon-do 3x
  • Méditation 4x/7
  • Visualisation 4x/7
  • Playlist : pas complète encore

C’est quand même relativement un bon début !

Un truc que je peux vous donner pour ceux qui commencent une aventure comme la mienne, gardez un suivi de votre progression; prenez des notes. Vous allez être ébloui à la fin du processus de tous les petites réussites que vous avez accomplies. Même si ces actions me paraissent présentement ordinaires, je peux vous garantir qu’elles seront payantes à la fin du parcours.

Le but n’est pas d’être parfait; le but est d’être persistant & constant. 

La planification physique & mentale: la préparation du champion

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C’est en ce lundi pluvieux que je me décide à effectuer les premières actions qui me rapprocheront de mon objectif, en d’autres mots, les étapes nécessaires à l’accomplissement du but ultime.  En tant que perfectionniste totalement assumée, il m’est parfois difficile de passer à l’action par peur de ne pas obtenir le résultat exacte imaginé, je m’éternise souvent à planifier, modifier, recalculer et préparer, pour enfin seulement passer à autre chose… pas le meilleur plan si vous me demandez mon avis pour devenir une championne, car soyons réaliste, il n’y a pas de chemin parfait pour devenir la meilleure dans sa discipline, l’aventure est différente pour chacun et la meilleure chose à faire est d’être capable de s’adapter. S’adapter aux imprévus, s’adapter aux changements de direction & s’adapter aux imperfections. Le seul fait de poser une action fait déjà en sorte que nous sommes plus près de notre objectif comparativement à quelqu’un qui planifie le chemin soit disant «parfait» pour y arriver.

Ceci étant dit; je me dois quand même d’écrire un plan d’action que je tenterai de suivre au cours des prochains mois. Vous verrai que celui-ci sera surement modifié en cours de route, mais je vous tiendrai toujours au courant des changements que j’apporterai. Le but ici est de se donner un trajet «temporaire» pour effectuer les premières actions requises.

Suite au livre «Master your mindset» par Collin Henderson (que je recommande fortement), j’ai décidé d’établir la liste des premiers éléments sur lesquels je veux commencer à travailler.

  • Avoir un plan d’entrainement spécifique à mon sport (taekwon-do ITF) qui me permettra d’améliorer ma force, ma rapidité, ma puissance & mon endurance.
  • Avoir un plan pour ma préparation mentale qui me permettra d’intégrer les éléments qui suivent dans ma routine quotidienne : visualisation, affirmations positives, méditation, pleine conscience, etc.
  • Avoir un plan nutritionnel et un meilleur niveau d’hydratation, particulièrement pour la semaine, la journée avant et la journée même de ma compétition.
  • Avoir une playlist spécifique pré-compétition.
  • Avoir des objectifs clairs définis pour moi-même lors des entrainements & en compétition (incluant connaitre les équipements et les habits que j’utiliserai lors des entrainements et en compétition).
  • Avoir une routine d’échauffement pour les pratiques et les compétitions
  • Avoir une routine d’avant-jeu (mouvements spécifiques répétés permettant de rentrer dans la zone de focus).
  • Avoir une routine après compétition pouvant inclure : étirements, glace, retour par écrit sur la compétition, visionnement de la performance, etc.

Encore une fois, tous ces éléments sont encore des points très généraux. Il est important de les décortiquer et de trouver les actions concrètes associées à chaque sujet en se posant la question COMMENT?

Q: Comment est-ce que je peux avoir un plan d’entrainement spécifique à mes besoins ?

R: Travailler avec un kinésiologue qui sera en mesure de bâtir un plan d’entrainement personnalisé selon mes objectifs. (Je peux dire CHECK pour cette action, car je travaille déjà en collaboration avec un kinésiologue qui m’aide à ce niveau).

Q: Comment inclure la visualisation dans ma routine quotidienne?

R:  Visualiser 5-10 min/jour juste avant d’aller dormir & garder un suivi des éléments qui ont été visualisé dans un journal.

On comprend le principe ?

C’est rien de compliquer, il s’agit seulement de le faire

Je vous laisse alors sur cette note, prochain article portera sur les actions que j’ai posé cette semaine afin de me rapproché de mon objectif.

Je vais surement faire des articles spécifiques pour les différentes catégories d’action, par exemple : comment j’ai inclus la méditation ou la visualisation dans ma routine…etc.

C’est donc un départ officiel !

Le parcours des champions… le suivi réel

En tant que premier article, je me dois de vous expliquer ce qu’est ma vision lorsque j’imagine mes prochains textes.

J’aimerais partager avec les gens mes succès, ma passion, mes échecs, mes émotions et mon histoire qui a fait de moi une championne du monde.

Il peut sembler étrange d’écrire ces lignes dans le présent sachant que cet objectif d’être championne du monde (au niveau individuel, car oui en équipe c’est déjà chose fait!) n’a pas encore été atteint. Mon but est en fait de vous faire connaitre le processus derrière cette aventure et ce, en temps réel. Je pense qu’il est intéressant de connaitre ce qui se passe en arrière-plan, surtout avec un objectif comme celui-ci. On entend souvent parler du résultat final, du fait que l’athlète a un mental de fer, qu’il a su pousser ses limites pour enfin atteindre la première place tant convoitée, mais derrière le résultat, je me suis toujours questionné à savoir quels étaient les émotions, les pensées et les sacrifices qu’un athlète doit faire face, et ce sur une base régulière. Nous avons tous nos démons, nos moments plus sombres. Ce qui m’intrigue, c’est de savoir comment un athlète de haut niveau réussi à passer au travers de ses tourments et se compter parmi les meilleurs au monde.

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Je pratique le taekwon-do ITF depuis maintenant 16 ans. Mon but ultime est de monter sur la plus haute marche du podium en tant que Championne du Monde en combat catégorie femme (18-34 ans) -56kg. Encore une fois, c’est tout drôle pour moi d’afficher cet objectif ouvertement, pensant que je me dois obligatoirement de l’atteindre afin de ne décevoir personne en cours de route. Mais en fait, je pense qu’il m’est essentiel de m’afficher autant, car je désire m’enlever cette pression qui m’a fait plus de mal que de bien durant ma carrière.

Ce suivi, je le fais en réalité pour moi-même, afin de me garder au courant de mon propre parcours et aussi vivre pleinement cette expérience que j’ai la chance de réaliser.

C’est aussi avec plaisirs que je vous invite à suivre mon aventure et d’en retirer le maximum pour votre vie personnelle. Que vous soyez athlète ou non, je suis certaine que vous trouverez des éléments qui seront bénéfiques dans votre vie de tous les jours, que ce soit côté motivation ou seulement le partage d’émotion.

Que la grande aventure commence !